Home > Société > Pallier au manque de ressources humaines pour le delta du Mékong

Pallier au manque de ressources humaines pour le delta du Mékong

Nombre d’entreprises du delta du Mékong font face actuellement au manque de main-d’oeuvre, plus encore lors des derniers mois de l’année. Depuis longtemps, les provinces du delta du Mékong sont considérées comme un vivier de main-d’œuvre pour Hô Chi Minh-Ville et plus largement la partie orientale du Sud.

Dans plusieurs localités telles que Long An ou Cà Mau, le manque de main-d’œuvre s’aggrave. Une situation dont la cause tient à l’épanouissement des zones industrielles (ZI), et dont la conséquence directe est une forte concurrence entre celles-ci pour recruter du personnel. Une situation aggravée par le fait que plusieurs personnes ne veulent pas travailler dans certains secteurs, par exemple ceux du textile ou des produits aquatiques, en raison de bas salaire et de conditions de travail éprouvantes. Selon le chef du Comité provincial de gestion des ZI, Phan Thành Phi, les entreprises locales ont besoin de 10.000 travailleurs, mais en réalité, il y a 1.500 personnes inscrites à travailler dans ces entreprises. Au début d’avril 2009, la compagnie sud-coréenne Simone a annoncé l’embauche de 4.500 ouvriers mais, à ce jour, n’a pu en recruter que 2.000… Dans la zone rurale de Long An, le manque de main-d’œuvre devient réellement préoccupant, car la plupart des jeunes vont dans les grandes provinces et villes pour trouver un emploi. Phan Thành Phi a indiqué que rémunérations faibles et environnement de travail difficile sont les causes d’un tel phénomène. “Par ailleurs, les ouvriers du delta du Mékong sont à l’origine des paysans qui ne parviennent pas à s’habituer au rythme de travail dans une industrie. En particulier, plusieurs personnes ne s’adaptent pas aux horaires des entreprises”, a souligné Phan Thành Phi.

Nguyên Quôc Vung, directeur du Centre de placements de Cân Tho, fait savoir que depuis le début de l’année, les entreprises nécessitent embaucher 10.000 travailleurs dont 500 travailleurs généraux mais elles n’arrivent pas à l’atteindre. Pour l’heure, “nous ne les fournissons que 3.000 personnes, soit 30% des besoins”, confie M.Vung.

Dans la province de Tiên Giang, la Compagnie de produits aquatiques Hùng Vuong a récemment construit une usine nécessitant un personnel de 1.500 ouvriers, qu’elle n’est pas parvenue à recruter dans les bureaux d’emploi de la localité alors que celle-ci doit débuter son activité en novembre prochain. Bien que considérée comme une province riche en ressources humaines, c’est à plusieurs reprises que les cadres du comité de gestion des ZI de Tiên Giang ont dû rencontrer directement la population afin de recruter des travailleurs, pour un salaire et des conditions de travail satisfaisants. Et pourtant, le nombre de candidats reste modeste.

Pour répondre à un tel besoin de ressources humaines, et en dehors d’un salaire attractif et de conditions de travail correctes, des politiques privilégiées en termes de prime, de participation aux frais de déplacement et de logement…

motiveront certainement les ouvriers à travailler dans les ZI. D’autres mesures sont également à considérer, telles qu’améliorer l’orientation professionnelle des élèves et des jeunes ou, plus généralement, d’améliorer la conscience de la population sur l’utilité de travailler au sein des entreprises.

My Anh
(Source: Le Courrier du Vietnam)

Categories: Société Tags: ,
  1. No comments yet.
  1. No trackbacks yet.